Personnages Marquise du Futur : Sarah, le personnage principal

Aujourd’hui, je vais vous parler d’un dernier personnage de La Marquise du Futur, le plus important, Sarah, mon personnage principal. Et je vais le faire d’une manière différente, puisque contrairement à tous les autres personnages, elle est la seule à n’avoir pas existé historiquement. Elle n’est que le fruit de mon imagination. Du coup, je vous partage à la suite, les réponses à son questionnaire.

J’utilise ce questionnaire pour tous mes personnages principaux durant la phase de préparation de mes livres. Il me permet de mieux les appréhender et d’avoir une vision précise de leur caractère et de leur histoire. Avec ces réponses et ma fiche personnages, je les connais sur le bout des doigts avant même d’avoir commencé à les écrire. Ce questionnaire n’est pas de moi, c’est une traduction par Nathalie Lenoir (de Scénario-buzz) d’un questionnaire originellement posté en anglais sur le site The scriptlab.

  1. Que pense le personnage de son père? L’aime t-il ou le hait-il? Quelle influence son père a t-il eue sur lui?

Sarah a toujours beaucoup admiré son père, c’est entre autres pour suivre sa voie qu’elle a décidé de devenir médecin. Elle a eu la chance d’avoir une famille heureuse qui s’est toujours bien occupée d’elle. Elle a toujours voulu le rendre fier d’elle même si elle pense ne pas être à sa hauteur.

  1. Que pense le personnage de sa mère? L’aime t-il ou la hait-il? Quelle influence -réelle ou imaginaire- sa mère a t-il eue sur lui?

Sarah est très proche de sa mère depuis toujours. Elle lui raconte beaucoup de choses sur sa vie et c’est probablement grâce à son amour inconditionnel, qu’elle est capable de bien des choses. Elle n’est pas sa meilleure amie mais elle sait qu’elle peut toujours compter sur elle quoi qu’il arrive.

  1. Le personnage a t-il des frères et soeurs? Quelles sont leurs relations? Y a t-il des traits de caractère que le personnage méprise chez cette fratrie?

Sarah a une petite sœur Emma âgée de 12 ans qu’elle adore. Bien sûr comme toutes les sœurs, elles se disputent régulièrement mais personne n’a le droit de toucher à un cheveu de sa cadette.

  1. A quel type de discipline le personnage a t-il été soumis enfant? Stricte ou coulante?

Plutôt coulante, même s’il y a toujours eu des règles à suivre. La famille idéale quoi.

  1. Le personnage a t-il été surprotégé enfant?

Plutôt oui. Elle n’a jamais été mise face à une situation difficile ou dangereuse. Ce qui la rend d’autant plus vulnérable face au harcèlement dont elle fait l’objet au lycée.

  1. Le personnage s’est-il senti chéri ou rejeté lorsqu’il était enfant?

Elle s’est toujours sentie chérie.

  1. Quelle était la situation économique de la famille du personnage?

Sa famille n’a jamais eu de problème d’argent avec son père médecin généraliste et sa mère avocate.

  1. Quel rapport le personnage a t-il avec la religion?

Elle n’a jamais cru en quoi que ce soit.

  1. Quelles sont ses convictions politiques?

Sarah est plutôt de gauche.

  1. Le personnage a t-il acquis un savoir pragmatique ou via de longues études? Est-il intelligent, intellectuel, un peu lent d’esprit?

Sarah est assez intelligente, elle est en terminale scientifique et envisage de faire médecine pour devenir pédiatre. Ses notes sont plutôt bonnes.

  1. Comment se considère t-il? Futé, intelligent? Est-il au contraire complexé par son manque d’éducation?

Elle se considère comme intelligente mais surtout comme travailleuse.

  1. Comment son éducation -ou manque d’éducation- se reflète t’elle sur sa façon de parler: phrasé, accent, vocabulaire, prononciation?

Sarah possède un niveau de langage assez élevé, de par son éducation.

  1. Aimait-il l’école? Ses professeurs? Ses camarades?

Sarah aime bien les cours et ses professeurs. Par contre elle a toujours été la timide au second plan, quelque peu martyrisée par certains de ses camarades.

  1. Était-il impliqué dans la vie scolaire/estudiantine: clubs, activités sportives… ou était-il marginal?

Non elle a toujours été un peu marginale, la timide un peu geek.

  1. Quel est son niveau d’études? Est-il diplômé?

Elle est en terminale.

  1. Comment le personnage gagne t-il sa vie? Comment voit-il son métier? Qu’aime t-il et déteste t-il dans cette activité?

/

  1. Est-ce qu’il a voyagé? Où, quand et à quelle occasion?

Oui assez souvent avec ses parents.

  1. Que lui ont apporté ces voyages?

Une ouverture sur le monde.

  1. Quelle est la plus grande désillusion du personnage? Comment est son moral actuellement?

Avoir réalisé que malgré tout son savoir, elle n’était pas capable de tenir tête à ceux qui la tourmentaient.

20. Quels sont les grands évènements politiques, sociaux ou historiques qu’il a vécu et qui l’ont marqué?

La montée en puissance du FN ces dernières années l’a écoeurée.

21. Quelles sont les manières du personnage? Qui admire t-il? Qui déteste t-il?

Elle est un peu toujours mal à l’aise, incapable de vraiment s’intégrer. Très féministe, elle admire de grandes femmes ayant osé bouleverser les conventions, les choses pour changer le monde : Marie Curie, Malala Yousafzai, Amelia Earheart, Jane Goodall, Aung San Suu Kyi.

22. Quels sont ses idéaux en amitié et en amour?

En amitié, l’idéal de Sarah est quelqu’un de loyal, à qui elle puisse tout dire et tout partager. En amour, c’est la même chose avec le côté sexy en plus peut-être ?

23. Qu’attend t-il/elle d’un(e) partenaire amoureux/se? Est-il/elle à l’aise avec sa sexualité?

Elle attend quelqu’un avec qui elle puisse être elle-même et qui l’accepte comme elle est. Quelqu’un avec qui elle n’ait aucun secret, qui puisse la tirer vers le haut et qu’elle puisse tirer vers le haut. Elle se pose actuellement des questions sur sa sexualité, à savoir si elle aime vraiment les garçons ou si en fait elle préfère les filles.

24. S’investit-il dans des activités politiques/sociales/culturelles/caritatives?

/

25. Quels sont ses passions et hobbies?

Equitation, sa passion depuis toute petite. Photographie, elle passe son temps avec son appareil à la main.

26. A quoi ressemble son logement? Quels sont ses goûts en matière de décoration?

Elle habite toujours chez ses parents, sa chambre est une chambre classique d’ado qu’elle n’ a jamais vraiment personnalisée.

27. Quel est son look? S’en soucie t-il?

Jeans, baskets et tee-shirts, très passe-partout. Elle ne s’en soucie pas vraiment.

28. Quel est l’entourage du personnage? Quelle est la dynamique de leurs relations?

Sa famille, majoritairement. Elle a quelques amis, pas très proches.

29. Quelle est la plus grosse faiblesse du personnage? Sa plus grande fierté? Le domaine qu’il maîtrise?

Sa plus grosse faiblesse est son manque (supposé) de courage et son incapacité à se dresser contre ceux qui la martyrisent. Sa plus grande fierté est son intelligence et surtout sa capacité de travail.

30. Est-ce qu’il se raccroche à un évènement du passé? Est-il capable de pardonner?

Pas vraiment. Elle est tout à fait capable de pardonner.

31. A t-il des enfants? Comment s’en sort-il avec leur éducation? Est-il satisfait en tant que parent? Ses enfants sont-ils épanouis?

/

32. Comment le personnage réagit-il au stress? Est-il sur la défensive? Passif? Agressif?

Elle se met automatiquement sur la défensive.

33. Quelle est son hygiène de vie? Consomme t-il des substances nocives?

Elle ne fume pas. Elle boit peu. Elle mange plutôt équilibré.

34. Est-il hypocrite? Revanchard? Méprisant?

Nope.

35. Relativise t-il ses erreurs? Comment vit-il l’échec?

Elle vit assez mal l’échec, le prenant pour elle.

36. Aime t-il souffrir ou faire souffrir?

Nope.

37. A t-il beaucoup d’imagination? Est-il rêveur? Soucieux? Nostalgique?

C’est une grande rêveuse, elle s’est toujours échappée par la pensée depuis qu’elle était enfant.

38. Est-il négatif face au changement? Suspicieux? Hostile? Effrayé? Enthousiaste?

Plutôt effrayée dans un premier temps. Puis concentrée lorsqu’elle élabore un plan pour réagir à ce changement.

39. Que trouve t-il ridicule? Qu’aime t-il railler?

Les filles se préoccupant juste de leur apparence et de rien d’autre. Tout son contraire quoi.

40. Comment définir son sens de l’humour?

Absent.

41. Est-il capable d’autocritique? Est-il conscient de ses forces et faiblesses? Est-il capable d’autodérision?

Elle se critique constamment, elle connaît ses forces et ses faiblesses et elle sait comment utiliser les premières à son avantage. Mais ça ne l’empêche pas de se dévaloriser encore et encore.

42. Que désire t-il le plus au monde? Quels efforts est-il prêt à faire pour l’obtenir? Quel est son besoin le plus vital? Qu’est-il prêt à sacrifier pour combler ce manque?

Trouver le courage de surmonter sa timidité. Mais elle ne sait pas comment faire.

43. A t-il des secrets? Quels sont-ils? Comment parvient-il à les cacher?

Elle cache à ses parents le fait qu’elle se fasse harceler à l’école pour ne pas les inquiéter en espérant que ça passera tout seul ou que la fin du lycée arrivera vite.

44. Comment compte-t-il satisfaire ses ambitions? Que met-il en œuvre pour ça?

Suivre le mouvement et faire de son mieux pour s’en sortir.

45. Est-il pragmatique? Réfléchi? Responsable? Instinctif? Visionnaire? Passionné? Idéaliste?

Elle est pragmatique, réfléchie, passionnée.

46. A quoi ressemble t-il physiquement? Comment se sent-il vis à vis de son corps, de son physique?

Elle est petite (1m62), de corpulence classique (55 kilos). Elle a des cheveux bruns mi-longs et des yeux bleus. Elle n’a jamais vraiment mis en valeur son physique et n’a jamais réalisé qu’elle pouvait être jolie.

47. Quelle image de lui-même souhaite t-il véhiculer? Veut-il être visible ou invisible?

Elle souhaite qu’on la voit comme elle est vraiment à l’intérieur, quelqu’un de sûre d’elle, capable de se défendre elle-même et les autres.

48. Comment est la gestuelle du personnage? Vigoureuse? Molle? Contrôlée? Compulsive? Léthargique?

Elle est plutôt calme et posée.

49. Comment définir sa voix, son phrasé?

Elle a une voix assez grave, ce qui est surprenant pour son âge.

50. Quelles sont ses principales expressions faciales? A t-il des tics?

Elle a souvent un souvent un visage assez ouvert et amical bien que timide.

Critique de livre : Eragon

Aujourd’hui je parle parle encore d’une de mes sagas favorites, Eragon par Christopher Paolini (oui je sais que le nom officiel de la série est L’Héritage mais pour moi ça reste Eragon). On y suit donc l’histoire d’Eragon, un jeune fermier et chasseur de quinze ans qui découvre un jour une étrange pierre qui se révèle être un œuf de dragon, ou plutôt de dragonne. Saphira en émerge, et il devient alors son Dragonnier, l’héritier d’une ancienne caste de magiciens, exterminés par le roi Galbatorix. Traqués par celui-ci, ils deviennent bientôt le seul espoir de l’Alagaësia.

Qu’est ce que j’ai pu rêver en lisant ce livre… J’avais même commencé à imaginer une adaptation en film dans ma tête, après la catastrophe qu’avait été celui de 2006, car j’étudiais le cinéma à l’époque. Il reste pour moi une référence en matière de fantasy. Dire que l’auteur avait à peine quinze ans lui-même quand il a commencé à écrire ce livre, et qu’il a été publié quand il avait dix-neuf ans, bluffant non ?

L’univers qu’il a créé, bien que très classique car composé d’elfes, de nains et d’humains (hormis quelques exceptions), est particulièrement abouti et cohérent. On s’y immerge directement et c’est peut-être l’univers livresque dans lequel j’aurais le plus envie de vivre des aventures (hormis Harry Potter bien sûr). Tout est passionnant, de la trame principale de l’histoire à la magie utilisée dans les livres en passant par l’évolution des personnages, particulièrement Eragon, Murtagh et Roran.

Les romans sont d’ailleurs remplis de personnages que j’adore, tous, même les plus secondaires, sont passionnants. Il y a malheureusement assez peu de femmes (un peu comme le modèle de l’auteur, Le Seigneur des Anneaux) mais celles qui s’y trouvent ont des rôles forts et importants, même si je les trouve parfois un peu idéalisées par Paolini. Mais le meilleur personnage est bien entendu Safira, c’est d’ailleurs une des erreurs du film de l’avoir très peu fait parler et interargir avec les personnages humanoïdes, presque au point de faire d’elle un animal de compagnie, alors qu’elle est si importante dans le livre.

J’ai eu par contre un peu de mal avec l’histoire d’amour d’Eragon et Arya, qui ne m’a jamais passionnée. Mais en même temps, je ne suis pas très romance. Il n’en reste que ce genre d’histoire entre des personnages ayant presque 100 ans de différence d’âge, ça m’a toujours dérangée. 15-20 ans de différence d’âge pas de souci mais 100 ans ? Elle pourrait être son arrière-arrière-grand-mère mais comme il n’y a que peu de différence physique, il n’y a pas de problème, ils sont sur la même longueur d’onde ? (Même si je dois reconnaître que cela dérange également Arya). Leur expérience et leur maturité ne peut tout simplement pas être au même niveau selon moi. Mais bon c’est loin d’être le premier livre, film ou série présentant ce genre de relations et ce ne sera sûrement pas le dernier.

L’écriture des romans, quant à elle, est une écriture que j’apprécie beaucoup, fluide, élégante, parfois aussi un peu compliquée pour un roman étiqueté young adult ce qui a rendu ma lecture de la version originale (donc en anglais) compliquée lorsque j’étais adolescente.

En tout cas, elle reste une saga de fantasy young adult majeure que je conseille fortement !

Personnages Marquise du Futur : Charles de Gontaut-Biron

Charles de Gontaut-Biron dit Biron est un vieil ami et compagnon d’armes du roi Henri IV qui le nomme duc en 1598 suite à ses exploits sur le champ de bataille. Malheureusement malgré tous les bienfaits dont le roi le comblait, il restait  profondément insatisfait et bientôt il se mit à comploter contre lui.

Biron rêvait en effet de faire renaître la Ligue Catholique et pour ce faire il s’était donc associé avec l’Espagne et la Savoie. Il devait provoquer une rébellion de la Noblesse contre Henri IV et en échange le Duc de Savoie épouserait l’une de ses filles et il obtiendrait la souveraineté sur la Bourgogne et la Franche-Comté.

Malheureusement pour lui, le complot fut révélé au roi par son émissaire Jacques de La Fin. Biron tentera de nier mais l’opinion d’Henri IV était déjà faite. Il le soupçonnait depuis longtemps et s’il lui avait déjà pardonné des erreurs de parcours comme celle-ci, ce fut la goutte d’eau qui fit déborder le vase. De plus ses propres écrits condamnaient Biron. Il est donc arrêté dans la nuit du 13 au 14  juin 1602 et après un procès expéditif, il sera exécuté pour haute trahison le 31 juillet 1602.

Dans La Marquise du Futur, je n’ai utilisé que des personnages ayant véritablement existé (hormis mon personnage principal ainsi que quelques gardes et servantes) mais tous les autres sont des contemporains du roi Henri IV. C’est donc le cas de Charles de Gontaut-Biron qui était comme je l’indique ci-dessus un des proches d’Henri IV. Et il était loin d’être le seul mais c’est sa personnalité et son destin particulier qui m’ont poussée à l’utiliser.

En effet, j’avais besoin d’un antagoniste pour Sarah lorsqu’elle serait face au roi. De quelqu’un qui ne la traite pas avec bienveillance et qui soit assez trouble pour qu’on ait des doutes sur lui. Et Biron était parfait pour ça, vu qu’il avait véritablement comploté contre le roi dans la réalité.

(Image : Charles de Gontault, Duke of Biron – Daniel Dumonstier)

La Marquise du Futur, Anecdote n° 4 : Le maquillage

Parlons aujourd’hui du maquillage, à l’époque où prend place la Marquise du futur, la fin du XVIème siècle. Pour que le roman soit plus réaliste, j’ai fait quelques recherches pour savoir ce qui se faisait à cette époque à la cour, où l’apparence était primordiale. Voilà un petit résumé de celles-ci.

Au XVIème siècle, le teint très pâle était l’idéal de beauté. À la cour, le blanc de céruse ou blanc de plomb est popularisé par Catherine de Médicis lors de son règne. Utilisé sur le visage, le cou et le décolleté pour les rendre aussi blancs que possible, il est mélangé à des graisses et de la cire ainsi que des produits minéraux ou métalliques. Il permet de gommer les imperfections de la peau, que ce soit des rougeurs, des rides ou des boutons. Mais il est aussi très corrosif et les médecins le déconseilleront fermement au cours du XVIIème siècle, le considérant comme un poison responsable de maladies des yeux, de la poitrine, des poumons… Il abime aussi la peau et fait tomber les dents. Suite à ça, il sera peu à peu remplacé par de la poudre d’amidon ou du talc. D’autres remèdes étranges sont aussi utilisés pour aider à blanchir la peau comme des masques de sang de poulet ou de pigeon. Pas très agréable mais moins toxique en tout cas.

Les mouches se généralisent aussi au XVIème siècle. Ces petits morceaux de velours ou de taffetas étaient souvent utilisés pour faire disparaitre les imperfections de la peau que le blanc ne camouflait pas, comme notamment les boutons de la petite variole. Ils deviennent peu à peu un accessoire esthétique utilisé pour faire ressortir la blancheur et l’éclat du teint. Les femmes les conservent dans une boite de nacre et en possèdent souvent plus d’une quinzaine. Chacune d’entre elles a un nom selon l’endroit du visage où elle se place (la galante, la majestueuse, l’effrontée…) et matérialise ainsi le caractère de la dame qui la porte. Elles sont la plupart du temps rondes mais on en trouve certaines en forme de cœur, de lune, d’étoile…

Les premiers bâtons à lèvres sont créés à cette période en utilisant le safran ou encore le cochenille. Pour rehausser les pommettes, il suffit d’écraser également de la cochenille ou de l’orcanette pour obtenir une poudre. Il y a une dizaine de teintes différentes et chacune s’associe à un type d’occasion différent. Ces poudres seront aussi déclarées nocives par la médecine au XVIIème siècle car on y retrouve des substances comme le minium ou le cinabre.

À l’époque, les hommes se maquillent alors tout autant que les femmes. Et tous utilisent énormément les parfums afin de camoufler les odeurs corporelles déplaisantes. Le bain et la douche n’étant pas vraiment la norme à cette époque même si certaines dames en prenaient de temps en temps.

Il parait qu’il faut souffrir pour être belle, mais ça n’a jamais été plus vrai qu’à cette époque. Personnellement, je trouve que c’était peut-être un peu trop souffrir à mon goût juste pour être la plus belle ou le plus beau pour aller danser.

Image : Best and Worst Makeup Moments in History #FacePaintBook par Lisa Eldridge

Critique de livre : Cœur de Lycahan

Le Murmure des Arbres Sages est le premier tome de la trilogie Cœur de Lycahan écrite par Amélie Cresson. Ce roman me tentait beaucoup, surtout qu’il m’a été chaudement recommandé par ma mère qui est généralement de bon conseil. Je n’ai malheureusement pas autant accroché qu’elle, même si j’ai tout de même beaucoup apprécié ma lecture.

Mais commençons par le commencement, de quoi ça parle ? Suite au massacre de sa famille par des monstres ailés venus de Barath, Aveline quitte le monde humain d’Astaril pour venger ceux qu’elle aimait. Arrivée là-bas, la jeune femme découvrira alors qu’elle a des pouvoirs bien plus puissants que tout ce qu’elle aurait pu imaginer. Mais elle se retrouvera surtout au centre d’un conflit dont l’issue décidera du sort du monde tout entier. Accompagnée par plusieurs compagnons fidèles dont un lycahan aussi séduisant que puissant, elle va devoir trouver les clés de son passé pour sauver l’avenir.

J’avoue que j’ai eu beaucoup de mal à rentrer dans ce livre et que ce n’est que vers la fin que celui-ci m’a emportée (j’ai eu un problème similaire avec La Passe-Miroir, mais je vous en parlerais plus dans un article dédié). Je pense que c’est parce qu’il m’a fallu un bon moment pour m’attacher aux personnages. C’est généralement LE point qui fait que j’accroche à un livre ou non. Et il y a un certain nombre de protagonistes dans ce livre, car contrairement à ce que l’on peut croire à la lecture du résumé, le roman alterne différents points de vue, même si celui d’Aveline reste le plus important. Et j’avoue que cette dernière ne m’a malheureusement pas vraiment touchée. Elle a un côté Mary Sue un poil trop poussé pour moi. Elle est magnifique (ce que tout le monde remarque immédiatement), elle est l’élue d’une prophétie, elle a des pouvoirs que nul autre n’égale… Bref, elle est un peu trop parfaite pour moi, même si son sale caractère m’a permis d’un peu plus l’apprécier au fil des pages. J’ai bien plus aimé les personnages secondaires comme Ecaidia, Etan, Aquim, Angeline ou Epine, qui m’ont semblé bien plus réels et intéressants qu’elle.

J’ai aussi eu du mal avec l’histoire d’amour du roman entre Aveline et un autre personnage qui m’a parue bien trop rapide. Un regard et boum ! C’était quasiment fait ! Ce n’est pas la première fois que je lis ce genre de choses et probablement pas la dernière mais je n’en peux plus des personnages qui tombent amoureux en un instant sans même s’être parlés. Un peu de réalisme ne ferait pas de mal à mon avis mais bon… ça semble plaire.

Mais passons au positif, parce qu’il y en a quand même pas mal ! Premièrement, l’univers, qui est absolument fabuleux ! J’ai adoré me balader sur ces terres fantastiques et rencontrer ces peuples magiques. L’auteure a pris de soin de les travailler et de donner un véritable historique à son monde, ce qui est essentiel à mes yeux pour le rendre d’autant plus réel pour le lecteur. On en découvre pas mal dans ce tome 1 et j’espère qu’elle en dévoile encore dans le tome 2 car sa mythologie est canon ! A ce niveau-là, c’est un carton plein.

L’histoire est, elle-aussi, passionnante, malgré quelques petites longueurs. Il est difficile de savoir où on va pendant un bon moment mais soudain les pièces du puzzle s’assemblent, et tout devient logique. Il y a pas mal de rebondissements et de scènes d’actions, ce qui est appréciable dans ce genre de livre fantasy. Et j’ai aussi beaucoup aimé les thèmes sous-jacents explorés par l’auteure à travers son histoire.

Et comme je le disais au départ, c’est la fin du roman qui m’a vraiment emportée, lorsque qu’Aveline rencontre enfin certains personnages dont on suivait aussi le point de vue. Tous se rassemblent et certains secrets sont révélés et l’auteure n’oublie pas de nous donner envie de lire la suite !

La Marquise du Futur, Anecdote n° 4 : L’édit de Nantes

Parlons aujourd’hui de l’édit de Nantes qui est au centre de La Marquise du Futur. J’ai choisi de faire de celui-ci le point central de ce livre car il me permettait de traiter un thème essentiel pour moi, la liberté religieuse.

Ce texte a été promulgué le 30 avril 1598 par le roi Henri IV. Bien que révoqué par Louis XIV en 1685,  il reste un symbole de tolérance religieuse.

Après son accession au trône, Henri IV était déterminé à rétablir la paix au sein de son pays, déchiré depuis des années, non seulement par le conflit avec l’Espagne mais aussi par la guerre civile qui opposait catholiques et protestants.  Il entama donc avec sa conversion de protestant à catholique en 1593, un processus menant à la signature de l’édit de pacification, plus tard appelé édit de Nantes. Ce texte n’est pas le premier du genre à être édicté en France mais c’est le premier à être véritablement appliqué grâce à l’autorité d’Henri IV. Il fait donc ainsi de la France le premier royaume d’Europe où la religion d’Etat, celle du roi, n’est pas imposée de manière officielle à tous ses sujets.

Pour résumer, l’édit proclame que la paix du royaume doit être obtenue quelle que soit la manière dont les sujets prient Dieu. Il prône la liberté de conscience, une liberté de culte restreinte (seulement dans certains endroits), l’égalité en matière d’éducation et d’accès à toute dignité ou charge publique, le respect de l’organisation des synodes (rassemblements  ecclésiastiques), l’établissement de places de sûreté pour les protestants ou encore la liberté d’abjuration c’est-à-dire la possibilité de changer de religion. 

Mais il établit aussi, comme l’ont prouvé les recherches récentes des historiens, la dominance de l’église catholique en limitant le culte protestant à certains lieux contrairement au catholicisme. Il marque aussi  la volonté d’Henri IV d’instaurer une monarchie absolue qui atteindra son apogée avec Louis XIV.

La grande majorité des Français acceptera l’édit, contrairement aux précédents, parce que non seulement ceux-ci avaient toujours déplu à au moins l’un des deux partis mais aussi parce que tout simplement après trente-six années de guerre civile, tous souhaitaient retrouver la paix. 

Ainsi l’édit de Nantes marquera le premier pas vers l’État laïque français tel qu’on le connait aujourd’hui.

Critique de livre : Le Seigneur des Anneaux

Je ne vais pas vous faire une vraie critique de ces livres, tout le monde les connaît, ça n’aurait pas vraiment de sens (si vous ne les avez pas encore lus courez-y !). À la place, je vais vous expliquer pourquoi cette saga est si précieuse à mes yeux !

Avec Harry Potter ou le Cycle d’Avalon de Marion Zimmer Bradley, Le Seigneur des Anneaux est l’une des séries fondatrices de ma passion pour les livres. Comme les précédents sagas citées, j’ai lu les livres de JRR Tolkien très jeune, vers 11 ans. Et je me suis passionnée pour cet univers si riche. Surtout que les films sont sortis même pas deux ans après ma première lecture, ce qui a encore intensifié ma passion et en a déclenché une autre, celle pour le cinéma, mais c’est une autre histoire…

Je pense qu’avant ces livres, je n’avais jamais lu d’histoire aussi épique, qui m’emmène aussi loin. Je ne vous raconte pas le nombre de fois où je me suis imaginée vivre des aventures fabuleuses aux côtés des personnages du livre. Ça m’est d’ailleurs arrivé dans la réalité tout récemment quand que je suis partie sur les traces de Tolkien en Nouvelle-Zélande. (Oui je suis une vraie fan, j’ai même un tatouage en référence aux livres. Je pourrais d’ailleurs vous le montrer si ça vous intéresse).

La précision et la minutie qu’a démontrée Tolkien pour imaginer ce gigantesque univers, que ce soit les personnages, les peuples, les langues, les cartes… m’ont grandement inspirée et m’inspirent encore dans mon travail d’écrivain. Je sais que je n’arriverais sûrement jamais à créer un univers aussi vaste et grandiose, mais rien n’empêche d’essayer non ? C’est grâce à sa saga que je me plais tellement à imaginer dans tous les détails les univers dans lesquels prennent place mes livres, quitte à passer 5 ans à travailler à l’élaboration d’une trilogie fantastique sans même commencer le premier jet 😂

Vie d’auteur : Bilan Masterclass Roxane Dambre

Je voulais vous faire un petit bilan aujourd’hui des masterclass d’écriture que j’ai suivi ces derniers mois sous la houlette de Roxane Dambre.

Pour ceux qui ne la connaissent pas, Roxane est une auteure de romans fantastiques et de comédies romantiques, publiée chez Calmann Levy, aux Editions de l’Épée et au Livre de Poche. Depuis quelques mois, elle a lancé ses masterclass d’écriture et j’en ai suivi deux: Sonner juste ! et Objectif Maison d’Édition. Vous pourrez trouver les infos à propos des masterclass et des autres services (beta lecture, coaching individuel…) qu’elle propose ici : https://roxanedambremasterclass.learnybox.com/

C’est donc une auteure que je suis depuis plusieurs années suite à ma lecture de sa saga Scorpi (que je vous conseille vivement !). J’ai découvert cette année qu’elle comptait ouvrir des masterclass et j’ai participé aux toutes premières d’entre elles. Chacune se compose de trois session de visio sur Zoom en petit groupe de 8 personnes plus Roxane. Chaque session est consacrée à un thème précis. Roxane commençait par une partie théorie puis on passait à la pratique en lisant les extraits ou exercices qu’on avait préparés en avance que Roxane et les autres participants commentaient. (Petite info pratique, chaque session est au prix de 23 euros).

Pour la masterclass Sonner juste !, les thèmes des trois sessions étaient : écrire un dialogue qui sonne juste, écrire une description ultra réaliste sans en faire des paquets, jouer avec une narration très naturelle. Personnellement même si j’ai appris quelques petits trucs et astuces dans cette masterclass, elle n’a honnêtement pas été hyper utile pour moi. Cela fait maintenant un moment que j’écris et que je fais des recherches pour améliorer mon style et l’efficacité de ce que j’écris donc je connaissais une bonne partie de ce dont on a parlé. Je pense que je suis peut-être trop avancée dans mon parcours d’écrivain pour qu’elle soit vraiment efficace. Mais j’ai tout de même appris deux-trois choses et l’avis de Roxane sur mes textes m’a aidée à corriger quelques défauts récurrents. Je suis donc contente de l’avoir suivie ne serait-ce que pour ça.

Ensuite la masterclass Objectif Maison d’Édition dont les thèmes des trois sessions étaient : écrire un bon synopsis, trouver sa maison d’édition idéale et analyser un contrat d’édition. J’ai appris énormément de choses dans cette masterclass, qui est, à mon sens, pour les écrivains plus avancés dans leur parcours. Tout d’abord une méthode pour écrire un synopsis pour une maison d’édition ce que je n’avais PAS DU TOUT. Puis plein d’infos sur les maisons d’édition notamment dans le domaine du fantastique. C’est l’avantage d’avoir comme mentor une auteure qui est dans le circuit depuis 10-15 ans, elle les connaît toutes et a plein d’infos de première main pour trouver sa maison d’édition idéale. Et finalement une analyse d’un contrat d’édition, personnellement j’avais déjà fait le travail de mon côté lorsque j’ai signé mon contrat mais c’est très intéressant pour quelqu’un qui n’y connait rien.

Bref, je vous recommande ces masterclass. Roxane est un super mentor, compétente, impliquée et adorable. De plus, pour chaque masterclass il y a un groupe facebook dédié ou on peut interagir avec les autres participants. Il y a aussi un groupe plus général avec tous ceux qui comptent participer aux masterclass et qui est un vrai groupe de soutien entre auteurs. Roxane compte rajouter deux nouvelles masterclass sur d’autres thèmes à la rentrée et il est probable que je suive celles-ci également ! 

Personnages Marquise du Futur : Catherine de Bourbon

Catherine de Bourbon est la petite et unique sœur d’Henri IV, leurs trois autres frères et sœurs étant décédés avant d’atteindre leurs deux ans. De santé fragile, elle souffrira toute sa vie de rhumes, bronchites et autres affections pulmonaires.

Enfant, elle était très proche de sa mère, qui lui avait transmis sa profonde foi calviniste. Une foi qui s’intensifiera à la mort de sa génitrice alors que Catherine n’avait que 13 ans. Elle se convertira pourtant à la religion catholique suite au massacre de la Saint Barthelemy afin de sauver sa vie. Un renoncement qui lui pèsera beaucoup. Cela ne durera heureusement que 4 ans au bout desquels elle l’adjurera, suivant l’exemple de son frère, pour pratiquer à nouveau le protestantisme au grand jour.

Fidèle soutien de son frère, il la récompensera pourtant sa loyauté de manière étrange en s’opposant à son mariage avec son grand amour, Charles de Bourbon-Soissons. Il voyait en lui un potentiel rival et préférait utiliser le mariage de sa sœur à des fins politiques. Il l’invita donc à épouser plutôt Henri II de Lorraine pour sceller le traité de Saint-Germain-En-Laye, établissant ainsi la paix entre Charles III de Lorraine et Henri IV après des années de guerre. Catherine finit par accepter, sachant qu’à quasiment quarante ans c’était probablement sa dernière chance d’être mariée.

Mais pour autant elle refusera d’adjurer à nouveau le calvinisme, même si son mari était un fervent catholique, ce qui ne rendra pas leurs relations très simples. Le pape refusera d’ailleurs de reconnaître leur union, jusqu’à ce qu’Henri IV réussisse à obtenir une dispense, quelques mois avant la mort de sa sœur, 5 ans après la célébration du mariage.

Catherine de Bourbon est un personnage très intéressant. J’ai voulu l’inclure dans La Marquise du Futur, non seulement parce qu’elle est l’une des proches d’Henri IV, mais parce que le conflit entre son affection pour son frère et la colère qu’elle a dû ressentir contre lui lorsqu’il l’a séparée de son grand amour, la rendait fascinante à mes yeux. Elle était ainsi un moyen pour moi de parler d’une autre facette de la condition féminine de l’époque.

(Crédit image : Portrait de Catherine de Bourbon par Frans Pourbus the Younger)

Critique de livre : The Game

Je veux vous parler aujourd’hui de la trilogie The Game écrite par S.G. Horizons, dont j’ai dévoré le dernier tome récemment, car c’est une série de livres que j’ai particulièrement appréciée ces dernières années.

De prime abord, elle ne payait pas de mine, je pensais que ce serait un petit roman young adult comme il en existe des centaines qu’on oublie sitôt lu. Mais j’ai dévoré le premier tome et les suivants avec grand appétit.

Mais commençons par le commencement, de quoi ça parle ? The Game est une dystopie dans laquelle on suit Rick, une jeune femme vivant dans une communauté contrôlée par les vampires. Car oui dans son monde, les vampires ont pris le pouvoir, réduisant les êtres humains en esclavage. Chaque année cinquante jeunes gens humains, âgés de 18 ans, sont choisis pour participer à un grand jeu télévisé. S’ils veulent que leur famille survive, ils doivent accepter d’être un participant. Et cette année Rick a été choisie. Elle devra survivre à huit épreuves et autant de semaines à vivre au milieu de ses rivaux, car un seul d’entre eux en sortira vivant. En tout cas plus ou moins car il deviendra… un vampire.

Pourquoi j’ai aimé The Game ? Premièrement c’est une dystopie, ce qui me plait toujours beaucoup, on peut voir ça comme un mix entre Hunger Games et la Sélection. Oui je sais, vu les univers des deux livres c’est un peu étrange mais pourtant… On retrouve une situation à la Hunger Games avec un jeu où sont réunis contre leur volonté de jeunes adultes et où un seul pourra en sortir vivant. Et tout ça pour l’amusement d’une communauté qui contrôle toutes les autres, ici les vampires. Quant à l’ambiance du livre, avec ces jeunes cohabitant ensemble dans un manoir de luxe, ça a quelque chose de celle que l’on retrouve dans La Sélection, surtout que Rick a un peu quelque chose d’America.

Mais hormis cela The Game a sa propre saveur, sa propre identité. Le personnage principal est plutôt surprenant et on s’attache très vite à elle. Elle fait partie de ces personnage féminins badass qui n’en font pourtant pas trop, mes préférés. Les différentes relations qu’elle noue avec les autres personnages sont non seulement très crédibles mais aussi très intéressantes, notamment une en particulier alors que c’était mal parti au départ. Je ne veux pas vous spoiler, vous comprendrez facilement de qui je parle en lisant. Le Jeu en lui-même et ses épreuves sont passionnants à suivre, tout comme les périodes d’accalmie lorsque les jeunes cohabitent et que tous les coups sont permis. L’univers dystopique de cette trilogie m’a particulièrement plu. Si vous me connaissez un tant soit peu, vous savez à quel point je porte attention aux univers des livres, séries ou films. Et il a été fascinant pour moi de rentrer dans celui-ci et d’imaginer ce que serait notre monde si les vampires prenaient un jour le pouvoir et nous réduisaient en esclavage.

Bref, vous l’avez compris The Game m’a convaincue. Ce n’est certes pas le livre du siècle ou même de l’année mais croyez-moi, il vaut le coup d’œil.