La Marquise du Futur, Anecdote n° 3 : Les coiffures

À la fin du XVIème siècle, l’époque où prend place la Marquise du Futur, les coiffures restent très codifiées. Il est de mise de porter les cheveux relevés dans des coiffures compliquées. Mais il y a néanmoins plus de liberté qu’à l’époque médiévale, le poids de l’Église étant moindre concernant ce genre de choses triviales. Les femmes montrent davantage leurs cheveux, les hommes peuvent choisir de porter la moustache ou la barbe et les cheveux plus ou moins longs. Les perruques poudrées commencent tout juste à faire leur apparition et sont loin d’être aussi répandues qu’au XVIIème et XVIIIème siècle.

Sous Henri IV, la mode est à la fraise et les coiffures doivent s’y adapter. Elles sont donc dégagées à l’arrière et élevées sur l’avant parfois à l’aide de rembourrage. Les styles des reines influençant toujours la population, il est de bon ton à cette époque d’avoir une coiffure haute dégageant le front comme Elisabeth 1ère ou de relever ses cheveux dans une coiffure en forme de cœur (appelée coiffure en raquette) comme Marie Stuart, reine d’Écosse.

Cette dernière coiffure, très répandue à la cour de France, consiste à relever les cheveux sur les tempes puis à les séparer en deux par une raie afin de former un cœur puis de les maintenir à l’aide d’un arcelet. Sous le règne d’Henri IV, elle cédera peu à peu la place, au début du XVIIème siècle, à la coiffure en mitre (appelée ainsi car elle rappelle la forme du chapeau du pape ou des évêques).

En tout cas, quelque soit la façon dont sont coiffés les cheveux, ce doit être très élaboré et souvent orné de rubans, de bijoux, de perles, de bandeaux…

Le blond vénitien d’Elisabeth 1ère est particulièrement apprécié à cette époque. Ainsi les femmes se décolorent les cheveux par tous les moyens possibles. Que ce soit avec un mélange d’urine humaine ou animale puis une coloration à base de safran et de citron ou bien par l’utilisation de javel ou un autre produit astringent. Les femmes s’exposent ensuite longuement au soleil, ce qui était censé aider à la décoloration. En prenant soin bien sûr de ne pas exposer leurs visages qui devaient rester très pâles. Elles utilisaient donc un chapeau spécial à larges bords sans calotte (le solana) qui laissait les cheveux exposés au soleil et ombrageait le visage.

(Image : Portrait de Marguerite de Valois, Anonyme, XVIème siècle)

Critique de livre : Charlie et la chocolaterie

Aujourd’hui je veux vous parler de Charlie et la chocolaterie de Roald Dahl. Cet auteur a émerveillé toute mon enfance avec ses livres plein de magie et d’ironie. J’aurais pu choisir Le Bon Gros Géant ou Matilda que j’adore également, mais le livre qui me vient en premier en tête quand je pense à mon enfance, c’est bien Charlie et la chocolaterie.

C’est sûrement le plus connu grâce aux différents films qui l’ont adapté (personnellement j’ai une préférence pour le film de Mel Stuart qui a également bercé mon enfance). Roald Dahl a été ma première porte vers les univers merveilleux dans lesquels m’emportaient (et m’emportent toujours) les livres. Et plus particulièrement Charlie et la chocolaterie qui est le premier livre que j’ai lu de lui.

Pour résumer l’histoire, un petit garçon pauvre (mais alors très pauvre, rappelons nous des 4 grands-parents vivant dans un seul lit) trouve par hasard un ticket d’or qui lui permet de pouvoir visiter une chocolaterie mystérieuse. C’est le départ d’une histoire merveilleuse pleine de fantastiques décors, de drôles de personnages et d’humour acide.

Roald Dahl sait toujours parfaitement équilibrer ses livres entre satire, fantastique et émotion. Et Charlie et la chocolaterie en est un exemple parfait. On se prend d’affection pour le petit Charlie dès le départ et vu sa difficile situation, on s’enthousiasme pour chaque petite chose positive qui lui arrive. Grand-père Joe est aussi un super personnage secondaire, mon favori, le grand-père qu’on souhaiterait tous avoir avec un solide sens de l’humour et une gentillesse à tout épreuve. Et Willy Wonka, le propriétaire de la chocolaterie est encore plus fou et fantasque dans le livre que dans les films, c’est un concentré d’humour noir à lui tout seul. 

Mais pour moi le vrai personnage principal, c’est la chocolaterie. Enfant, je rêvais moi aussi de visiter cette fabuleuse usine et adulte je rêve toujours de l’explorer d’ailleurs ! La créativité déployée par Roald Dahl pour créer les différentes pièces de celle-ci et tout ce qu’elles contiennent est purement incroyable.

Ce livre est pour moi le parfait livre pour enfants, mais plus que ça il est parfait pour plonger dans un univers merveilleux, avec une histoire passionnante où les affreux marmots sont punis pour leurs mauvaises actions et les gentils enfants sont finalement récompensés.

Personnages Marquise du Futur : Julienne Hippolyte d’Estrées

Julienne Hippolyte d’Estrées est la sœur de Gabrielle mais aussi le double, ou plus exactement le doppelgänger, de Sarah, le personnage principal de La Marquise du Futur. Étant âgée d’à peu près 18 ans lors de la signature de l’Édit de Nantes, elle avait donc plus ou moins le même âge que Sarah, ce qui était parfait pour que celle-ci se glisse dans sa peau. Il existe assez peu d’informations sur elle, contrairement à sa sœur, mais il y en a tout de même.

Julienne et ses 6 sœurs sont surnommées les « sept péchés capitaux » pour leur capacité à séduire les hommes. Il faut dire qu’elles ont de qui tenir, leur grand-mère était la maitresse du pape Clément VII et leur mère était connue pour multiplier les amants.

Cette dernière sera tragiquement assassinée avec son amant du moment sous les yeux de Julienne et de sa petite sœur Marie-Françoise. Julienne n’avait que treize ans à cette époque. Elle sera ensuite confiée à sa grande sœur Gabrielle qui l’élèvera pendant quatre ans jusqu’à son mariage avec George de Brancas. On disait le marié être très amoureux de sa femme mais il retourna chez lui au Havre-de-Grâce au bout de quelques jours seulement, en laissant Julienne demeurer auprès de Gabrielle. Elle passera d’ailleurs la majorité de son temps à Paris avec sa sœur, jusqu’à ce que cette dernière ne meure.

Elle eut tout de même cinq enfants avec son mari. Pour autant, elle était connue pour ses aventures galantes, elle a d’ailleurs tenté de prendre la place de sa sœur dans le cœur du roi suite à la mort de cette dernière. Mais si elle a eu une liaison avec Henri IV, celle-ci ne fut que passagère.

Devenue la confidente de la reine Marie de Médicis, elle tentera avec l’approbation de celle-ci de discréditer Henriette d’Entragues, la nouvelle favorite du roi, qu’elle détestait. Elle dévoila au roi la correspondance qu’échangeait Henriette avec un autre amant. Malheureusement, la favorite réussit à déjouer le piège et Julienne fut chassée de la cour par le roi.

Après ça, elle disparait plus ou moins. On ne connaît même pas la date exacte de sa mort qui se serait a priori produite vers 1649.

(Image : Portrait présumé de Gabrielle d’Estrées et de sa sœur la duchesse de Villars – École de Fontainebleau, fin du XVIème siècle)

La Marquise du Futur, Anecdote n° 2

En 1598, alors que l’Édit de Nantes allait être signé, Gabrielle d’Estrées était enceinte jusqu’aux yeux. Elle devait accoucher durant la période que couvrait La Marquise du Futur et il m’a donc fallu l’inclure dans le livre. Pour cela, j’ai du faire quelques recherches pour déterminer comment on accouchait à cette époque et nourrir ainsi mon roman. Aujourd’hui, je vous présente le résultat de ces recherches.

L’entourage de la future mère durant le travail était bien entendu exclusivement féminin et dirigé par une matrone, une sage-femme qui dirigeait les opérations. Le père restait néanmoins à proximité, au cas où on ait besoin de lui et de ses muscles pour aider à sortir le bébé. Les femmes, la plupart du temps des proches, soutenaient et aidaient la parturiente durant tout le travail.

La position couchée sur le dos n’était pas conseillée comme elle l’est aujourd’hui. On conseillait plutôt la position assise ou accroupie, qui étaient bien plus naturelles pour les femmes. Ces positions font d’ailleurs leur retour dans les salles d’accouchement ces dernières années, alors qu’on se rend compte désormais que la position allongée sur le dos n’a été adoptée que pour faciliter le travail des médecins, et sûrement pas celui de la patiente.

L’accouchement de Gabrielle se passant relativement bien, je n’ai pas eu besoin de pousser mes recherches, sur ce qui se passait en cas de problèmes. Mais si vous êtes intéressés, il existe un certain nombre de ressources en lignes, décrivant l’intervention des sages-femmes ou d’un médecin de ce genre de cas ainsi que les remèdes et opérations qu’ils effectuaient.

La pièce où se passait l’accouchement était maintenue à bonne température afin que ni lui ni sa mère n’aient froid. On choisissait donc souvent une pièce avec cheminée afin d’y veiller, ou s’il n’y en avait pas, on se rabattait sur l’étable où la chaleur des animaux permettait de réchauffer tout ce petit monde.

Lorsque le nouveau-né avait enfin vu le jour, il était temps de le baigner. L’enfant était lavé, parfois avec du vin, de l’alcool ou du jaune d’œuf et/ou séché avec du sel et du miel pour réconforter son corps et le réchauffer. Il était ensuite enveloppé dans des langes avant d’être emmené pour être allaité par une nourrice, si ce n’était pas sa mère qui le faisait, ce qui n’était pas rare.

(Image extraite d’Essai d’une histoire de l’obstétricie de Eduard Kaspar Jacob von Siebold, paru en 1892)

Critique de livre : Le Faiseur de Rêves

Parmi tous les écrivains que j’apprécie s’il y en a bien une que je pourrais choisir comme modèle, à cause de son style d’écriture, ses merveilleuses histoires, son parcours de vie et sa personnalité passionnante, ce serait bien Laini Taylor. Je l’ai découverte avec Le Faiseur de Rêves et cela a été une révélation pour moi. J’ai depuis lu tous ses autres romans que j’adore également et j’ai eu la chance de la rencontrer il y a deux ans.

La duologie du Faiseur de Rêves est pour moi son œuvre la plus aboutie jusqu’à présent. Comment décrire son style d’écriture ? Poétique, lyrique, léché, métaphorique et surtout unique ! Pour moi elle est presque plus une peintre qu’une écrivaine, tant ses mots suscitent des images vivides dans l’esprit de ses lecteurs. Chaque phrases devient une véritable œuvre d’art. S’il y a pour moi un style d’écriture que j’aimerais approcher un jour, ce serait bien le sien.

Mais parlons plus précisément du Faiseur de Rêves. Dans un monde bien différent du nôtre, Lazlo travaille dans la plus grande bibliothèque du monde à Zosma. Érudit toujours plongé dans ses songes, il est sous-estimé de tous mais il a un rêve, résoudre l’énigme de la Cité Oubliée. Une ville de légende dont le nom a soudainement disparu de l’esprit de tout le monde des années plus tôt. Quand une expédition surgit du désert pour recruter les meilleurs scientifiques afin de les emmener dans la Cité Oubliée pour résoudre un mystère encore plus insoluble. Lazlo saute sur l’occasion pour découvrir le lieu qui l’obsède depuis toujours. Sarai a, elle, grandi enfermée entre des murs qu’elle ne peut franchir, rêvant de découvrir l’extérieur qu’elle ne peut visiter que dans ses songes grâce à son don étrange. Elle et Lazlo vont voir leurs rêves se rencontrer, dans tous les sens du terme.

Ce qui marque peut-être le plus chez Laini Taylor et plus particulièrement dans ce roman, ce sont les personnages. Ils sont parmi les plus uniques que j’ai pu rencontrer dans mes lectures. Ne serait-ce que les deux personnages principaux: Lazlo, le bibliothécaire singulier et introverti à l’immense détermination, et Sarai, la jeune déesse enfermée dans une citadelle volante, à la fois très désabusée mais aussi profondément sensible. Mais aussi les personnages secondaires, particulièrement l’étrange Minya, la fillette-adulte dont l’envie de vengeance est profondément effrayante.

La mythologie créée par l’auteure est immensément fascinante, sortant de ce qu’on a l’habitude de voir dans les livres fantastiques. Et qui n’aurait pas envie, comme Lazlo, de découvrir la Cité Oubliée et ses mystères ? De plus l’histoire est maitrisée et passionnante à suivre, je me suis attachée dès le départ à Lazlo et surtout à Sarai, et j’ai dévoré le roman très vite, avide de savoir ce qui allait leur arriver. J’avoue avoir été un peu déçue par le second tome de cette duologie mais j’avais tellement aimé le premier qu’il était difficile à égaler.

Pour résumer, je vous conseille de lire ce roman, c’est une merveille. C’est d’ailleurs le livre que je conseille le plus ces dernières années. L’univers est merveilleusement passionnant, l’histoire est prenante et les personnages sont uniques et attachants.

Personnages Marquise du Futur : Gabrielle d’Estrées

Gabrielle d’Estrées a été l’une des favorites et maitresses préférées d’Henri IV pendant près de dix ans. Il souhaitait même faire d’elle la nouvelle reine de France en annulant son premier mariage avec la Reine Margot. Mais la mort prématurée de la jeune femme, à environ 26 ans, probablement d’une éclampsie (même si un empoisonnement a longtemps été suspecté), ne lui en laissera pas le temps.

Le roi portera son deuil en s’habillant de noir, ce qui n’était normalement pas permis pour les rois de France. Il écrira d’ailleurs cette phrase le lendemain de son décès, témoignage de la profonde affection qu’il lui vouait: « Mon affliction est aussi incomparable que l’était le sujet qui me la donne. Les regrets et les plaintes m’accompagneront jusqu’au tombeau. La racine de mon cœur est morte et ne rejettera plus… »

Au départ pourtant le coup de foudre n’était pas réciproque. Si Henri IV tomba sous le charme de la belle au premier coup d’œil, il ne plaisait pas du tout à celle-ci. Blonde comme les blés, la jeune femme a la taille fille et un teint pâle éclatant qui fait ressortir ses beaux yeux bleus. Henri IV, quant à lui, a vingt ans de plus qu’elle, et les campagnes militaires l’ont en plus prématurément vieilli. Sans compter que Gabrielle trouve qu’il sent fort de l’aile et du gousset. Mais finalement, probablement sous la pression de sa famille, elle finira par céder à ses avances.

De leur liaison naitront trois enfants, César, Catherine Henriette et Alexandre. Le roi les reconnaitra tous les trois, même s’ils ne lui succéderont pas.

Durant sa courte vie, Gabrielle aura tout de même eu une certaine influence sur le destin de la France. Les historiens estiment notamment que c’est elle qui poussa le roi à se convertir au catholicisme puis à rédiger et signer l’Édit de Nantes, le document le plus important de son règne.

Pour autant la presque-reine était détestée, autant par le peuple qui la surnommait « la duchesse d’Ordures », que par l’aristocratie, notamment à cause de son train de vie luxueux contrastant avec la misère qui régnait dans le pays. Elle était aussi l’objet de nombreux phamplets moqueurs.

C’est le personnage de Gabrielle qui est à l’origine de La Marquise du Futur. Les favorites royales m’ont toujours intéressée. Ces femmes qui se trouvaient dans l’ombre des grands de ce monde et avaient parfois de l’influence sur le destin de nations toutes entières sans être elles même reines sont en effet fascinantes à mes yeux. Lorsque m’est venue l’idée de faire un roman dans les coulisses de l’histoire suite à l’appel à texte de Gloriana Editions, c’est immédiatement à elles que j’ai pensé. Et en faisant des recherches, je suis tombée sur Gabrielle.

Son personnage, la haine qu’elle provoquait et le fait qu’elle soit à l’origine de l’Édit de Nantes ont éveillé mon intérêt. Très vite, je suis tombée sur le fameux tableau où elle est peinte avec sa sœur, Julienne Hippolyte d’Estrées, et ça a fait clic ! J’ai alors commencé à écrire.

Très vite Gabrielle est devenue , malgré ses défauts, une grande sœur pour Sarah. Comme le livre racontait la manière dont celle-ci arrivait à passer de l’adolescence à l’âge adulte, il était essentiel pour moi qu’elle ait une personne qui soit une sorte de modèle pour elle. Et j’ai beaucoup aimé écrire leur relation.

Elle était aussi un autre outil dans ma panoplie d’auteure pour parler de la manière dont les femmes étaient traitées à l’époque, notamment celles qui avaient de l’ambition. Sarah reste bien sûr le personnage principal de mon histoire mais par bien des aspects Gabrielle en est le cœur.

(Image : Gabrielle d’Estrées par Lavinia Fontana – Wakefield Art Gallery)

Critique de livre : De Miroir et d’Amour

De Miroir et d’Amour de JC Staignier et Julie-Anne B est un livre qui était dans ma PAL depuis plusieurs mois. J’avais très envie de le lire non seulement parce que les auteures sont dans la même maison d’édition que moi (et sont adorables !), parce que leur roman est issu du même Appel à textes que le mien (et donc qu’il a le même point de départ, un personnage projeté dans le passé à la Cour du Roi) mais surtout parce que le résumé me tentait beaucoup !

D’ailleurs de quoi ça parle ? Emma, une professeure de maths, visite le château avec sa classe quand soudain elle traverse un miroir, passant mystérieusement de l’année 2010 à l’année 1680. Plongée dans la Cour du Roi Soleil, elle sera découverte par Tristan et sa sœur Blanche, qui l’aideront à s’acclimater à cette époque si différente de la sienne.

Comme beaucoup, la Cour du Roi Soleil est une période qui m’a toujours fascinée et je suis toujours partante pour un roman qui m’emmène dans cet univers. Et c’est un pari réussi pour ce livre !  On voit que les auteures ont fait leurs recherches, chaque détail nous immerge un peu plus dans le 17ème siècle. En tant que passionnée d’histoire, c’est quelque chose que j’adore, en apprendre un peu plus sur une période historique grâce à un roman. C’est d’ailleurs pourquoi mes recherches pour mes propres romans me passionnent. C’est donc ce que j’ai préféré dans De Miroir et d’Amour, j’avais envie moi aussi de sauter dans un tunnel temporel pour aller parler à Louis XIV.

Hormis cela, parlons de l’histoire d’amour, car c’est le cœur de ce roman. Et autant l’avouer directement, je ne suis pas une fan de romances de manière générale. Je n’ai rien contre des histoires d’amour dans les livres de manière générale mais si le livre ne tourne qu’autour de ça, ça m’ennuie souvent très vite. Je n’étais donc pas la cible idéale. J’ai d’ailleurs trouvé qu’Emma et Tristan développaient bien vite des sentiments amoureux profonds, ce qui m’a, je l’avoue, un peu ennuyée. Mais ils ont tout de même fini par m’embarquer avec eux et me faire croire à leur histoire.

La caractérisation des personnages est plutôt réussie à mes yeux, tous sont intéressants et bien souvent amusants. Emma est un personnage féminin fort comme je les aime, qui ne se laisse pas dicter son comportement, malgré l’époque dans laquelle elle se trouve et son appartenance au sexe faible. Cela rend ses confrontations avec d’autres personnages misogynes ou juste hostiles plutôt savoureuses.

Mais ce que j’ai préféré dans ce livre c’est l’écriture de ses auteures. Fluide, légère et pétillante, elle rend la lecture aisée et on ne voit pas le temps passer. Je serais d’ailleurs bien incapable de distinguer la plume de l’une ou l’autre, il n’y aucune partie qui dépare.

Bref pour conclure, De Miroir et d’Amour est un roman sans prétention, facile à lire et très divertissant. Je vous le conseille si vous aimez les livres historiques qui grâce à leur travail de recherche vous embarquent, les romances, et surtout si la Cour du Roi Soleil vous fait rêver.

Personnages Marquise du Futur : Henri IV

Parlons aujourd’hui du roi Henri IV, l’un des personnages historiques rencontrés dans La Marquise du Futur.

Il est l’un des souverains les plus connus de France. Son assassinat par Ravaillac a fait de lui un martyr, au point qu’au fil des années s’est créé la légende du « Bon Roi Henri » qui a fait de lui une icône pour le peuple. Mais il n’en reste pas moins un humain, qui comme tout un chacun avait du bon et du moins bon en lui. Il est d’ailleurs connu pour ses nombreuses liaisons extra-conjugales, d’où son autre surnom de « Vert galant ». Il s’est même débrouillé pour faire annuler son premier mariage avec la Reine Margot pour épouser en secondes noces Marie de Médicis.

En tout cas, s’il doit rester une seule chose de lui, c’est qu’il est celui qui a mis fin aux guerres, qui dévastaient la France depuis des années, notamment les guerres de religion. Baptisé catholique, il est néanmoins élevé dans le protestantisme. Après l’avoir abjuré pendant un temps suite au massacre de la Saint Barthélemy, il renoue avec la religion réformée au bout de quatre ans. Il finira par se convertir solennellement au catholicisme après son accession au trône de France notamment pour reprendre Paris. On lui attribue d’ailleurs souvent la phrase : Paris vaut bien une messe. Cela fera de lui la personne idéale pour pacifier les relations entre catholiques et protestants grâce à la signature de l’Édit de Nantes.

Il est aussi celui qui restaurera l’autorité de la monarchie et posera les premiers jalons pour la rendre absolue. Mais dans les mémoires il sera toujours connu comme ce roi humain, proche de ses sujets.

Dans La Marquise du futur, on entend beaucoup parler de lui et on le croise quelque fois. J’ai sciemment voulu garder cette image de « Bon Roi Henri » sans véritablement mentionner les défauts qu’on lui connaissait car il était essentiel qu’on veuille, tout comme Sarah, le sauver du complot qui le menace. Il m’a semblé néanmoins important vu le côté féministe du roman, d’évoquer son attirance pour les très jeunes femmes et les multiples liaisons qu’il a pu avoir. Henri IV est donc dans mon livre, comme dans sa légende, l’homme bon vivant, gai-luron et gascon qu’il avait la réputation d’être.

Sa relation avec Gabrielle, qu’il a, à mon avis, sincèrement aimée, leur liaison ayant duré près de dix ans, est pour moi un point central du livre. C’était l’une des choses sur laquelle j’avais le plus envie d’écrire.  En plus bien sûr, du rôle qu’Henri IV a eu pour mettre fin aux guerres de religion en créant le point de départ de la laicïté française, l’Édit de Nantes, sujet qui m’attirait beaucoup.

(Image : Buste de Henri IV portant la croix du Saint-Esprit par Frans Pourbus le Jeune)

La Marquise du Futur, Anecdote n° 1

Le truc sympa quand on écrit un livre historique, c’est qu’on peut apprendre plein de choses en faisant des recherches pour coller au plus près de la vérité historique. Je vous propose donc de découvrir quelques-unes des anecdotes historiques que j’ai pu découvrir au fil de mes investigations.

Dans La Marquise du Futur, Sarah est soupçonnée d’être une sorcière. Il m’a donc fallu me plonger dans les méthodes d’interrogatoire et les moyens de les reconnaître qui étaient utilisés au XVIème siècle. L’Europe était en effet en pleine chasse aux sorcières à cette époque.

Les sorcières ou même les sorciers étaient le plus souvent arrêtés suite à la dénonciation d’une autre personne. Parfois même de simples rumeurs ou une mauvaise réputation suffisaient à ordonner une arrestation.

Une fois que le présumé sorcier était sous les verrous, tous les moyens étaient admis pour le faire avouer. Que ce soit par la douceur, la menace, la violence, la torture… On le soumettait à un torrent de question souvent pièges.

On inspectait également soigneusement le corps du prévenu (comme je le décris dans mon roman) à la recherche d’une marque particulière: cicatrice, grain de beauté, tache de naissance, mamelon surnuméraire… On essayait aussi de trouver un endroit insensible, en utilisant de longues aiguilles qu’on enfonçait dans la chair de l’individu en guettant les réactions de celui-ci. Appelé Stigma diaboli ou Marque de la sorcière, cet élément était censé prouver que l’accusé était un serviteur du Diable.

Les tortures étaient parfois tellement poussées que les accusés en mouraient.

Il était donc rare que les présumés sorciers ressortent blanchis ou même vivants de ces procès. Dans La Marquise du Futur, Sarah fait partie de ces heureux élus. Probablement parce que selon moi, elle intéressait Henri IV et que ce dernier aurait bien eu envie de la mettre dans son lit une fois innocentée. Malheureusement pour lui, tout ne s’est pas passé comme il l’avait prévu vu le lien de Sarah avec Gabrielle.

(Image : Examination of a witch par Tompkins Harrison Matteson)

Harry Potter et moi

En plus d’être une auteure, je suis surtout une lectrice invétérée, j’ai donc décidé de vous parler régulièrement sur ce blog des livres qui sont chers à mon cœur, des derniers romans que j’ai dévoré ou de ceux qui ne m’ont pas convaincus.

Pour ce tout premier article, j’ai envie de de vous parler d’une saga qui est purement et simplement fondatrice pour moi, particulièrement pour mon envie d’écrire. Et je me doute que je ne suis pas la seule puisqu’il s’agit d’Harry Potter écrit par JK Rowling.

Je ne vais donc pas  vraiment en faire une critique, parce qu’après tout qui ne connaît pas Harry Potter ? Mais plutôt vous parler de ce que cette saga représente pour moi.

J’ai découvert ces livres vers 10-11 ans soit le même âge qu’Harry Potter dans le premier livre. Et j’ai eu la chance de grandir avec lui puisque lorsque je les ai lus pour la première fois il n’y avait qu’un livre de publié en France (oui je sais ça date pas d’hier ! ) et lorsque le septième livre est sorti j’avais tout juste 19 ans.

Harry Potter a été ma porte d’entrée pour ce qui allait devenir ma principale passion, le fantastique. D’autres auteurs et leurs œuvres ont participé à cette passion à la même époque comme le Seigneur des Anneaux ou À la croisée des mondes, ou un peu plus tard comme Eragon ou Uglies, ou même plus tôt comme les livres de Roald Dahl. Mais Harry Potter en est le vrai point de départ. Encore plus que l’histoire, c’est l’univers merveilleux créé par la plume de JK Rowling qui m’a fascinée et me fascine toujours aujourd’hui.

Je suis d’ailleurs depuis profondément attirée par les univers fantastiques détaillés et travaillés qui m’entrainent dans des mondes fabuleux. C’est d’ailleurs la partie que je préfère dans la conception de mes romans, créer tout ce macrocosme dans lequel prend place mon histoire.

C’est aussi ces livres qui m’ont amenée à écrire mes propres romans. En effet, mes premiers écrits étaient des potterfictions, des fanfictions prenant place dans cet univers que j’admirais tant. J’en ai d’ailleurs publié plusieurs sur des sites spécialisés et j’en lisais énormément moi même étant adolescente. J’en lis ou relis toujours de temps en temps car certaines d’entre elles sont des pépites. Si cela vous intéresse je ferais un post pour vous conseiller mes favorites.

Même si depuis j’ai pu lire d’autres livres qui sont chers à mon cœur, cette saga reste particulière pour moi. Et le nombre de goodies que j’ai chez moi peut en témoigner !