La Marquise du Futur, Anecdote n° 3 : Les coiffures

À la fin du XVIème siècle, l’époque où prend place la Marquise du Futur, les coiffures restent très codifiées. Il est de mise de porter les cheveux relevés dans des coiffures compliquées. Mais il y a néanmoins plus de liberté qu’à l’époque médiévale, le poids de l’Église étant moindre concernant ce genre de choses triviales. Les femmes montrent davantage leurs cheveux, les hommes peuvent choisir de porter la moustache ou la barbe et les cheveux plus ou moins longs. Les perruques poudrées commencent tout juste à faire leur apparition et sont loin d’être aussi répandues qu’au XVIIème et XVIIIème siècle.

Sous Henri IV, la mode est à la fraise et les coiffures doivent s’y adapter. Elles sont donc dégagées à l’arrière et élevées sur l’avant parfois à l’aide de rembourrage. Les styles des reines influençant toujours la population, il est de bon ton à cette époque d’avoir une coiffure haute dégageant le front comme Elisabeth 1ère ou de relever ses cheveux dans une coiffure en forme de cœur (appelée coiffure en raquette) comme Marie Stuart, reine d’Écosse.

Cette dernière coiffure, très répandue à la cour de France, consiste à relever les cheveux sur les tempes puis à les séparer en deux par une raie afin de former un cœur puis de les maintenir à l’aide d’un arcelet. Sous le règne d’Henri IV, elle cédera peu à peu la place, au début du XVIIème siècle, à la coiffure en mitre (appelée ainsi car elle rappelle la forme du chapeau du pape ou des évêques).

En tout cas, quelque soit la façon dont sont coiffés les cheveux, ce doit être très élaboré et souvent orné de rubans, de bijoux, de perles, de bandeaux…

Le blond vénitien d’Elisabeth 1ère est particulièrement apprécié à cette époque. Ainsi les femmes se décolorent les cheveux par tous les moyens possibles. Que ce soit avec un mélange d’urine humaine ou animale puis une coloration à base de safran et de citron ou bien par l’utilisation de javel ou un autre produit astringent. Les femmes s’exposent ensuite longuement au soleil, ce qui était censé aider à la décoloration. En prenant soin bien sûr de ne pas exposer leurs visages qui devaient rester très pâles. Elles utilisaient donc un chapeau spécial à larges bords sans calotte (le solana) qui laissait les cheveux exposés au soleil et ombrageait le visage.

(Image : Portrait de Marguerite de Valois, Anonyme, XVIème siècle)

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